Archives mensuelles : décembre 2015

Interview d’Eric et Nathalie dans le midi libre

Le 30 décembre, un article sur les parents de Lucas a été publié sur le site du midi libre.

Quelques extraits de ce reportage :

Bagnols-sur-Cèze : 287 jours sans Lucas

ericnath

Le 18 mars, à Bagnols-sur-Cèze, Lucas Tronche, 16 ans, a disparu. Nathalie et Éric, ses parents, témoignent d’une insupportable attente.

Bien sûr, Éric et Nathalie Tronche acceptent de parler de Lucas. Avec l’espoir qu’en reprenant l’histoire tant de fois racontée, un mot, une ponctuation, une intonation fera revenir leur fils. Depuis le 18 mars 2015, l’adolescent de 16 ans, vu pour la dernière fois à 17 h 10 par son frère aîné qui le devance pour attraper son bus, est devenu le gamin le plus recherché de France.

Collé aux vitres des voitures, aux façades de supermarchés, sur les aires d’autoroute, les stations service, le visage souriant de cet enfant qui pourrait être le nôtre est partout. Barré d’un glaçant Disparition inquiétante de personne mineure. Si 50 000 mineurs sont portés disparus chaque année en France, 99 % sont retrouvés dans les trois mois. « Seulement eux font l’objet d’une procédure pour disparition inquiétante, dont Lucas », insiste Éric Tronche.

« On essaie de rester optimiste, positif. Il y a encore beaucoup de portes ouvertes »

Chez Lucas, à Bagnols-sur-Cèze, quelques jours avant Noël, dans cette maison chaleureuse construite à l’écart de la ville, un gamin de 11 ans arrive en sueur de son cours de gym. Le petit frère de Lucas, entré au collège en septembre. Le grand frère poursuit des études supérieures à Nîmes. Lucas, lui, aurait dû entrer en 1re S. « C’était un gamin exceptionnel, intelligent, attentif aux autres, qui ne voulait pas décevoir », rappelle Nathalie Tronche, après un retour sur les faits : « Lucas a emporté son sac à dos ; son téléphone portable a été éteint à 17 h 14. Tous les témoignages vont dans le sens d’un départ volontaire. Nous, on pense qu’il a voulu prendre l’air. »

Le reste n’est que conjectures, l’enquête piétine. Quelques heures après la disparition, les chiens ont suivi des pistes, mais « il arrive que l’hypothèse soit confirmée à 100 % et que les chiens se trompent », note Éric Tronche. Des témoins ont vu Lucas en France, en Espagne, en Italie… « Seule une photo serait une preuve », insistent les parents.

« On a besoin de savoir. Il faut que ça s’arrête »

« Au début, à la moindre hypothèse, on partait au quart de tour », se souvient Nathalie Tronche. Aujourd’hui, les parents de Lucas sont prudents. Ils excluent la piste accidentelle, « les collines, les falaises, les chemins ont été fouillés à 4 km autour de la maison ». Alors, peut-être, cette agitation a effrayé Lucas, « il a pu ne pas savoir comment revenir ». Éric et Nathalie Tronche ont toujours en tête « qu’il est quelque part, libre, c’est pour nous le meilleur scénario. On gère des probabilités. Il a pu voir quelque chose qu’il ne fallait pas. Il peut être séquestré. On espère qu’il nous entend. On l’aime, on ne le juge pas, on peut tout changer, déménager. S’il est en vie, on peut infléchir les choses. C’est à nous d’aller le chercher ».

Une vie parallèle

À Bagnols-sur-Cèze, la famille « a commencé une vie parallèle », « bizarre », constate Éric Tronche, avec « chaque jour des moments de panique », ajoute son épouse, « des instants joyeux » aussi. En survie. « Il ne faut pas qu’on délaisse nos autres enfants ». Ni leur travail à Marcoule. Cet été, ils sont partis en vacances. Les amis qui se sont relayés un mois à leur domicile sont d’indéfectibles soutiens. Comme les enquêteurs. Comme ces inconnus qui pleurent parfois lorsqu’ils les croisent dans la rue.

« Des gens pensent que Lucas est mort, qu’on débloque », glisse le couple. Eux, ils espèrent. La chambre de Lucas telle qu’elle était quand il est parti, « on n’y entre pas ». Même Arthur, le petit frère, persuadé que son aîné va revenir. D’abord pour son anniversaire. Puis il y a eu d’autres échéances, les vacances, la rentrée, le décès du grand-père, Noël… « On réfléchit en jours, puis en semaines. On se dit qu’il va se passer quelque chose », témoignent les parents. Ils savent que des enfants sont rentrés après une longue absence. Que ce n’est pas impossible. « Il y a des moments où je me dis que la vie continue », souffle Nathalie Tronche, hantée par une autre perspective : « D’autres fois où je me dis qu’on va chercher Lucas toute notre vie. »

 Lien vers l’article original. Midi Libre

Une course VTT en Nocturne organisée sur Sabran

Article extrait d’Objectif Gard : 

Merci à la quinzaine de participants et à Jérome qui a récolté plus de 100 euros pour l’association.

Objectif Gard

Objectif Gard

Quand cette bande de copains sabranais va faire du VTT de nuit, c’est aussi pour une bonne cause.

« C’est une nocturne à message », explique Jérôme, passionné de VTT. « On est une bande de potes, de pères de familles et on fait régulièrement des randonnées en VTT, et en plus à Sabran, on a un terrain qui s’y prête pas mal », poursuit Jérôme.

« Mettre un coup de projecteur sur l’association »

Et comme c’est de saison, la bande d’amis a décidé d’organiser une randonnée nocturne à VTT à Sabran, ce samedi soir. « Et on s’est dit que quitte à mettre des lumières et à chercher les chemins dans les bois, pourquoi pas y associer l’association Retrouvons Lucas », explique Jérôme, qui souhaite « mettre un coup de projecteur sur l’association » qui mène des actions en faveur des recherches de l’adolescent bagnolais, disparu depuis neuf mois.

Et pour qu’un maximum de personnes puissent se joindre à eux, les amis sabranais ont conçu un parcours « facile, de dix kilomètres, assez plat, très ludique pour qu’on puisse rouler ensemble, dans un côté de partage d’une trace. » Le parcours, entièrement balisé, doit durer environ une heure, et les plus sportifs pourront le faire deux fois.

Une initiative qui commence à prendre de l’ampleur sur Facebook, et le fabricant d’éclairages pour vélos Spanninga s’est greffé sur l’événement. Toutes les recettes seront reversées à Retrouvons Lucas : « on va mettre une tirelire, ce sera à participation libre », précise Jérôme.
En savoir plus sur http://www.objectifgard.com/2015/12/18/sabran-une-balade-vtt-nocturne-au-profit-de-lassociation-retrouvons-lucas/#WIGcpyrBCvxbSyUz.99

 

Quand cette bande de copains sabranais va faire du VTT de nuit, c’est aussi pour une bonne cause.

« C’est une nocturne à message », explique Jérôme, passionné de VTT. « On est une bande de potes, de pères de familles et on fait régulièrement des randonnées en VTT, et en plus à Sabran, on a un terrain qui s’y prête pas mal », poursuit Jérôme.

« Mettre un coup de projecteur sur l’association »

Et comme c’est de saison, la bande d’amis a décidé d’organiser une randonnée nocturne à VTT à Sabran, ce samedi soir. « Et on s’est dit que quitte à mettre des lumières et à chercher les chemins dans les bois, pourquoi pas y associer l’association Retrouvons Lucas », explique Jérôme, qui souhaite « mettre un coup de projecteur sur l’association » qui mène des actions en faveur des recherches de l’adolescent bagnolais, disparu depuis neuf mois.

Et pour qu’un maximum de personnes puissent se joindre à eux, les amis sabranais ont conçu un parcours « facile, de dix kilomètres, assez plat, très ludique pour qu’on puisse rouler ensemble, dans un côté de partage d’une trace. » Le parcours, entièrement balisé, doit durer environ une heure, et les plus sportifs pourront le faire deux fois.

Une initiative qui commence à prendre de l’ampleur sur Facebook, et le fabricant d’éclairages pour vélos Spanninga s’est greffé sur l’événement. Toutes les recettes seront reversées à Retrouvons Lucas : « on va mettre une tirelire, ce sera à participation libre », précise Jérôme.
En savoir plus sur http://www.objectifgard.com/2015/12/18/sabran-une-balade-vtt-nocturne-au-profit-de-lassociation-retrouvons-lucas/#WIGcpyrBCvxbSyUz.99